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Trois chapelles
La Chapelle des Franciscaines
22 rue de la Station Photo
Ouverte: du lundi au samedi: de 7h3O à 17h et le dimanche de 7h3O à 12h
Renseignements: Soeur Maria (067/34.75.21).

Cette chapelle renaissance (1766) a plutôt l'allure d'une église. L'autel a été sculpté par Nicolas De Moulin d'Ecaussinnes en 1779. A côté se trouve l'ancien couvent des franciscaines ayant déjà servi d'école dès 1961 après le transfert de l'Ecole Professionnelle Ménagère (ex-Ecole Professionnelle pour Jeunes Filles fondée par les Soeurs de la Providence de Gosselies en 1904 à la rue de Braine) reprise par les Franciscaines en 1952. Ce couvent est maintenant un home pour personnes âgées.

La Chapelle du Marais Tilleriau
Situation: Chaussée de Braine Photo

Cette très jolie chapelle est construite en briques et en pierre et est entourée d'arbres. Attestée dès le 14° siècle, elle semble avoir pour origine un lieu planté de Tilleuls (marais tilleriaux).
Edifiée en 1618 grâce aux deniers fournis par Jean Bastien, chanoine de Soignies, elle fut restaurée au début de ce siècle. L'organisation de cette chapelle est celle d'un sanctuaire avec son entrée axiale, ses piliers (troncs), ses voûtes (feuillages), ses bas-côtés, son autel, son choeur et même une sorte de déambulatoire.
L'accès se faisait par une barrière, accostée de deux remarquables cylindres en pierre bleue en forme de carottes car découpées dans la masse à la carrière par une sorte de scie-cloche.

Du point de vue architectural, l'édifice comporte une courte nef rectangulaire unique et un choeur de proportions réduites dont le chevet est à trois pans. Le plan très simple se retrouve à la chapelle St-Roch, dans la chapelle du Vieux Cimetière et dans la chapelle du Saint-Nom édifiée en 1582 à l'intérieur du cloître de la collégiale.

Le style intérieur est plutôt inspiré du gothique et de la renaissance alors que la façade baroque est faite pour retenir l'attention: la pierre bleue et la brique se mélange en effet avec une grande fantaisie tout en respectant le principe de symétrie.

Les pélerins du tour Saint-Vincent y font une halte durant laquelle les châsses sont déposées sur le socle de pierre, sorte d'autel devant le parvis.

La Chapelle Saint-Roch

Situation: rue de l'Ecole Moderne, à l'angle de la ruelle Brogniez, du nom d'un maître-tanneur sonégien (anciennement ruelle Saint-Antoine)

Cette splendide chapelle montre l'usage parcimonieux de la pierre bleue et tout particulièrement de la pierre taillée. Aujourd'hui, cette chapelle accueille des manifestations culturelles de divers types expositions, concerts,...

HISTOIRE DU BATIMENT
Les origines de la chapelle restent obscures. On peut toutefois être certain queue n'existait pas avant 1550, car le plan DEVENTER levé à cette date, ne mentionne qu'une sorte d'enclos à l'endroit précis de la chapelle. Des marques de tâcheron sont visibles sur les harpes du portail d'entrée de la chapelle. Ces marques sont attribuées à un tailleur de pierre d'Arquennes dans la première moitié du 17° siècle. On peut donc estimer que la chapelle fut érigée à cette époque (fin du 16° siècle, début du 17° siècle); peut-être vers 1623 (date d'une pierre tombale encastrée dans un mur).

La chapelle donna le nom de Saint-Antoine à la ruelle qui y mène. Cette ruelle est aujourd'hui appelée "ruelle Brogniez" du nom d'un maître tanneur sonégien. Cette jolie chapelle était consacrée aux saints invoqués contre là peste et les maladies épidémiques. La présence de pierres tombales dans les murs de la chapelle confirme les rôles qui lui étaient dévolus.
Saint-Antoine est le patron des ermites, ce qui explique que des religieux solitaires ont vécu à cet endroit tout au long du 17° siècle et même jusqu'à la Révolution française. En 1742 par exemple, le chapitre concède l'ermitage à Siméon Noël "aux conditions d'enseigner les enfants et d'avoir soin de la chapelle et des ornements de l'autel".

A l'intérieur de l'oratoire, plusieurs pierres tombales évoquent les noms des solitaires qui se succédèrent dans ce petit ermitage. Une modeste habitation est d'ailleurs, chose rare, Intégrée à l'avant-corps de ce paisible sanctuaire.
Cette petite rue renferme, outre "la Chantrerie, des façades remarquables. Avant la Révolution française, les chanoines disposaient ici de la plupart des parcelles bâties.

Jusqu'au moment de la Révolution Française, la chapelle Saint-Roch apparaît comme une sorte de fondation placée sous la dépendance du Chapitre de Saint-Vincent. Toute cette organisation disparaît évidemment avec la Révolution Française. A partir de ce moment, la chapelle entre dans le patrimoine de la ville. Plus tard, elle passera dans celui des "Hospices" de la ville (1822). Ces Hospices par le biais de la Commission d'Assistance Publique, sont l'ancêtre de notre actuel CPAS (Centre Public d'Aide Sociale). Ce qui explique que le CPAS est aujourd'hui le propriétaire de la chapelle et le maître d'oeuvre de sa restauration actuelle.

Devenue annexe des Hospices de la ville de Soignies, la chapelle sera tout naturellement, réaffectée en un hospice pour vieillards en 1816, où l'on installera six vieillards à l'ermitage. La chapelle deviendra le premier hospice pour vieillards de Soignies. L'ermitage qui se trouve placé sous la protection des saint Antoine et saint Roch date également de la f in du 16° début du 17° siècle.

Saint-Roch a été et est encore invoqué contre les maladies contagieuses. Au 17° siècle, en Hainaut, de nombreuses épidémies rendent le culte de Saint-Roch très vivace; et lors de l'épidémie de choléra en 1832, on fit frapper une médaille destinée à être mise au cou de la statue du saint. Lors de cette épidémie, on ne compta que 56 victimes à Soignies. A l'époque du christianisme et face à une médecine impuissante, la foi populaire était souvent mêlée de superstition.

C'est vers 1575, l'endroit où seront cantonnés les pestiférés sonégiens.
Cette jolie chapelle est donc consacrée aux saints invoques contre la perte et les maladies épidémiques. On fête Saint-Roch, patron des contagieux, chaque année le 16 août.

EVOLUTION
De premières réparations furent entreprises à la chapelle en 1778, celles-ci se rapportaient aux bâtiments de l'ermitage. En 1873, devant l'ampleur des dégradations, une restauration fut décidée, de commun accord entre le C.A.P. et le doyen de l'époque, Jules-César FRANCOIS.

Cette restauration se marque, aujourd'hui encore, par l'existence de plaques en pierre bleue rappelant les auteurs de ce travail (inscriptions).  Il y a aussi au plafond de la chapelle une rosace portant la date de 1875 et qui indique une restauration entreprise à cette époque par le doyen François.

C'est à l'occasion de cette restauration, que l'on créa une porte dans l'axe de la chapelle, côté rue de l'Ecole Moderne, au rez-de-chaussée de l'ancienne maison de l'ermite.
Auparavant, l'entrée s'effectuait, sans doute, par le côté de l'édifice. Cette porte axiale a été supprimée lors de la récente restauration et l'on a remis en usage la porte ancienne.

La chapelle eut encore à subir d'autres restaurations et notamment de son pignon, tandis que le développement de l'habitat et de l'industrie venait l'enserrer dans un tissu dense et étroit de parcelles bâties. Le retrait de la chapelle, par rapport au chemin, eut pour effet de la rendre un peu plus invisible encore. Certains empiètements et rehaussements du sol achevèrent de masquer le monument. Le tableau de l'autel a été restauré lui aussi, par le Vicaire DUTRIEUX en 1828.

Divers travaux d'assainissement et de consolidation ont été effectués depuis lors.
En 1907, 1933, 1961 (à cette époque, il fut sérieusement question de démolir l'édifice), et en 1976. Le 25 juin 1980, la chapelle est classée et le CPAS, prend l'initiative de faire procéder à une nouvelle restauration. Celle-ci a été entreprise dans le courant de l'été 1987 et a été achevée au printemps 1989. Cette restauration menée par l'architecte Ghislain restera une étape décisive dans le devenir de la chapelle.

Petites chapelles et potales
Il est impossible même d'énumérer toutes les chapelles de Soignies. On en découvrira un échantillon très représentatif, in situ, dans le parc du Vieux Cimetière. Beaucoup d'autres se révèlent au hasard des chemins et des sentiers. (voir la page "tourisme / chapelles") Quelques saints sont particulièrement honorés : la Vierge rencontre une piété particulière mais saint Vincent est honoré dans plus d'une dizaine de chapelles et potales, particulièrement disposées tout au long du chemin du Tour.  On rencontre souvent saint Donat qui protégeait les fermes du danger du feu, saint Roch, saint Antoine et saint Macaire qui protégeaient des maladies contagieuses, sainte Barbe, saint Eloi et saint Adrien.