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Neufvilles
Itinéraire à 3km800
CHAPELLE N.I. - 1806
Place L. Lefèbvre. Adossée contre le mur extérieur sud du choeur de l'église chapelle tout en pierre bleue, millésimée, dont la particularité est de présenter un socle renflé dans la partie médiane, type de galbe peu répandu dans la région.

Faire le tour de l'église en passant devant l'arbre dit Centenaire, planté en 1931
CHAPELLE NOTRE DAME DE GRACE - XIXe

Place Lefèbvre. A la limite du cimetière qui jadis entourait l'église, cet oratoire fut élevé par la famille Maghe peu après 1837, après le décès d'un fils, mort subitement à l'âge de douze ans. A l'intérieur, très souvent accessible, une pierre commémore cet événement; à côté, se trouve le monument funéraire, en pierre bleue et marbre blanc, des parents, Pierre-Augustin Maghe et Albertine A.M. Durieu de Court-et-Motte, châtelains d'Hubermont. Face à la porte d'entrée en plein cintre, un autel en bois doré et marbré abrite un retable représentant Notre-Dame de Grâce, encadrée par deux anges qui soutiennent le couronnement. La fille de la famille Maghe, Sophie, fonda en 1864 un home pour personnes âgées indigentes, la Maison Marie Immaculée qu'elle confia aux Soeurs de la Charité de Gand, en même temps qu'elle leur céda le château et ses dépendances. Elle se retira plus tard dans la vie contemplative en devenant rédemptoriste. Le home existe toujours, au Grand Chemin à Neufvilles, et a pris aujourd'hu une ampleur assez considérable. La chapelle, sobrement construite en briques sur un plan rectangulaire, est coiffée d'une bâtière à pignon débordant, caractéristique des constructions antérieures au milieu du XIXe, qui étaient encore souvent couvertes de chaume.

Revenir vers le Monument aux Morts, emprunter à gauche la rue de Neufvilles, puis la première à droite, la rue Saint-Joseph.
GROTTE NOTRE-DAME DE LOURDES - début XXe

Rue Saint-Joseph. Peu avant le château Verdonck, se trouve, encadrée de cèdres, la grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Avec les apparitions de 1858 et leur reconnaissance officielle quelques années plus tard naquit une nouvelle dévotion mariale, appelée par la suite à une diffusion mondiale. Ce culte de l'Immaculée Conception, amplifié par les médias et les facilités grandissantes de transport (entre autres, organisation de pèlerinages diocésains) aboutit, au début de ce siècle, à l'érection de nombreuses "grottes" dans la région (Chaussée, Horrues, Ecaussinnes-Lalaing, etc.), auxquelles sont accrochés des ex-voto. Certaines sont de petites dimensions et élevées sur l'initiative de particuliers; d'autres, plus vastes et aménagées dans un espace clôturé, sont dues à la communauté paroissiale et peuvent occasionnellement servir de lieu de culte public.

Au point de rencontre avec le chemin de la Mastelle, prendre à gauche et puis encore une fois à gauche, pour rejoindre la rue de Neufvilles, où se trouve la chapelle suivante.
CHAPELLE NOTRE-DAME DES AFFLIGES - 1722

Rue de Neufvilles. Enclose par une haie à l'angle du chemin des Horrutois, cette chapelle, élevée en pierre de taille calcaire en 1722, se présente en fort bon état, grâce aux restaurations dont elle bénéficia en 1818 et 1957. Il s'agit d'une oeuvre de style classique, dont les caractéristiques sont ici l'entablement au-dessus de la niche cintrée, les montants panneautés, les rosettes ponctuant la clé et les écoinçons, le fronton courbe cerné de volutes en façade. La sphère d'amortissement sur piédouche gravé de la dédicace et la croix faîtière sont des ajouts de la dernière restauration. Une chapelle similaire, haute de 3 mètres celle-là, se dresse au chemin du Garde à Horrues (1703).

Prendre le chemin qui se trouve face à la chapelle des Affligés, celui dit du Mouligneau.
CHAPELLE N.I. - 1832

Rue du Mouligneau. A la croisée du chemin de terre sur la droite, cette borne potale quadrangulaire terminée en bâtière se distingue par le matériau qui est mis en oeuvre: il s'agit d'une des très rares chapelles de la région entièrement en grès. Elle est millésimée 1832 sous la niche cintrée.

CHAPELLE NOTRE-DAME DU BON SECOURS - 1774
Chemin du Garnisteau. Cette chapelle dédicatoire adossée à la ferme Cuvelier est du type "en caisse de violon" caractéristique de la région.Datée de 1774, elle semble résulter d'une production commune à celle située, également à Neufvilles, au chemin Tinette ou encore à la 7° station du chemin de croix dans le Vieux Cimetière à Soignies. La dédicace est rédigée et répartie sur le socle panneauté de la même manière, dans les deux cas à Neufvilles.

CHAPELLE SAINT-JEAN - 1754
Bas Chemin. Au départ de la ruelle du Grand Moulin, cette imposante chapelle en calcaire s'élève à près de trois mètres de hauteur sur une base quadrangulaire. Sur le socle à refends, l'inscription ne peut être lue que partiellement. La niche en cul-de-four creusée dans le bloc supérieur est cantonnée d'ailerons et surmontée d'une petite corniche à retours : il s'agit d'un encadrement assez répandu en Wallonie au XVIlle s. Derrière la grille, un Saint-Jean-Baptiste en plâtre, est accompagné symboliquement d'un agneau, pour avoir ainsi désigné le Christ: "Ecce Agnus Dei" (Voici l'Agneau de Dieu). La croix d'amortissement en pierre est sculptée d'un Christ assez figé et schématique. A quelques détails près, cette chapelle est semblable à celle, légèrement antérieure (1732), dédiée à Notre-Dame du Saint-Rosaire au chemin de Godimont, également à Neufvilles.

Itinéraire à 6km
CHAPELLE DE LA SAINTE FAMILLE - 1743
Rue Centrale. Déplacée à l'angle de la rue Caulier lors d'aménagements urbanistiques, cette belle potale à socle galbé et ventru dans la partie inférieure est la plus ancienne de ce type dans la région. Des feuillages et des volutes, caractéristiques du style "rocaille", accentuent les lignes sinueuses du piédestal, qui évoque en outre la forme d'un balustre. Le raffinement de celui-ci doit aussi beaucoup aux jolies têtes d'angelots sculptées sous la tablette. La construction de la niche s'inspire du vocabulaire architectural classique en superposant à des colonnettes engagées un entablement cintré à retours. La niche abrite une représentation de la Sainte famille, sans doute pendant la fuite en Egypte, réalisée en terre cuite, peut-être polychrome à l'origine. Une grille monogrammée IHS (jesus Hominum Salvator) la protège. S'il a quelque peu "rajeuni" la chapelle, un récent sablage en a cependant altéré la qualité en surface; il s'agit d'une opération délicate qui doit absolument être confiée à un spécialise. Conséquemment à cette "restauration", l'inscription, déjà érodée par le temps, a perdu encore de sa lisibilité

Emprunter la rue Caulier qui longe une grosse propriété enclose et prendre, ensuite la première petite rue à droite, Chasse des Champs.
CHAPELLE SAINTE-BARBE - 1904

Chasse des Champs. A l'angle du chemin des Charbonniers, cet édicule pieux, en plaquis de calcaire auquel se mêlent quelques briques, présente une dédicace.

Au bout du chemin des Charbonniers, traverser le carrefour vers le chemin de la Mastelle où se trouve la chapelle suivante. Prendre le chemin du Calvaire à droite.
CHAPELLE CONSACREE AU DIVIN SAUVEUR - 1734

Chemin de la Mastelle. En face de la belle maison de type tournaisien qui fut jadis celle du meunier du Grand Moulin à Neufvilles, cette chapelle en pierre bleue est particulièrement intéressante pour son inscription sur le socle, dans des tables découpées. Il semble bien que les commanditaires soient les mêmes que pour la chapelle de la Ste-Famille rencontrée précédemment. Cet ouvrage, en assez mauvais état, a malheureusement été récemment intégré dans une nouvelle maçonnerie sans être redressé. Il faudrait à tout le moins que la moulure de la tablette cassée puisse être refaçonnée et que la niche cantonnée d'ailerons à volutes soit remise d'aplomb. Un nettoyage et la pose d'une statue du Christ Sauveur ou de la Vierge pourraient en outre en revaloriser l'aspect.

CHAPELLE SAINT JEAN-BAPTISTE - 1832
Rue du Calvaire. Isolée en bordure de champ, cette chapelle en calcaire peut être rapprochée à maints égards d'une autre toute proche, à la rue Caulier. Toutes deux présentent les mêmes caractéristiques morphologiques: un socle quadrangulaire monolithe et une niche surmontée d'un couronnement en bâtière. Elles ne sont distantes dans le temps que d'une bonne dizaine d'années: 1821 pour celle de la rue Caulier, peu après 1832 pour celle-ci. Elles abritent une représentation du saint taillé en haut-relief dans la masse de la niche cintrée. Elles sont dédiées à Saint-Jean-Baptiste, patron des commanditaires. La rédaction, la taille et la disposition de la dédicace sont similaires. Le nom du sculpteur Legros apparaît aussi, à Soignies, sur la chapelle dédiée à "Jésus garrotté" au chemin de Nivelles et sur le calvaire monumental du Vieux Cimetière.

GRAND CALVAIRE - XIXe et XXe s.
Rue du Calvaire. Par rapport à d'autres régions wallonnes, la nôtre n'a que très peu de calvaires. L'intérêt de celui-ci doit beaucoup au site dans lequel il s'inscrit. Juste à côté d'une ferme abandonnée, appelée sans surprise "ferme du calvaire", se dresse une butte plantée de grands pins et autres frondaisons. Un peu d'attention fera découvrir un escalier étroit qui mène au calvaire, partiellement dissimulé par la végétation à la bonne saison. Un sentier permet de faire le tour du monument. Une croix sur laquelle est fixé un grand Christ surmonte un gros bloc de pierre bleue qui, seul, remonte au début du XIXe s. La partie supérieure du socle est gravée d'une inscription se poursuivant sur les quatre faces. Deux autres faces du socle sont en effet remplies de leur énumération. Le Sieur Johannes Lefébure cité était le censier de la ferme de l'Abbaye, que l'on découvrira un peu plus loin sur l'itinéraire, à proximité de l'ancienne chaussée Brunehault. A l'époque, cet imposant quadrilatère du XVIlle s., étai une dépendance de l'Abbaye de Cambron - d'où son nom -, dont il était le locataire et qu'il racheta à la fin du XVIlle s. lors de sa mise en vente comme "bien national" par le gouvernement français. Il sera encore question de ce calvaire lorsqu'on en rencontrera un autre, plus petit, à proximité immédiate de la ferme de l'Abbaye.

Poursuivre jusqu'au carrefour et prendre le chemin à droite.
CHAPELLE SAINT-HUBERT - 2e moitié XIXe s.

Rue de la Chapelette. A l'aboutissement du chemin du Calvaire se dresse un édicule tout en briques, terminé en bâtière et planté d'une simple croix de fer. Laissée à l'abandon, dépossédée du saint que logeait autrefois sa niche à plein cintre et entourée d'arbres très largement étêtés, cette chapelle n'est plus que le centre d'un tableau désolé.

CHAPELLE SAINT-DONAT - XVIIIe - XXe s.
Rue de la Chapelette. A l'approche de la ferme l'Abbaye, une colonne de briques, vraisemblablement du début de ce siècle et en mauvais état, intègre une belle niche d'angle en calcaire du XVIlle s. Ainsi que l'indique l'inscription à la base de la niche, elle est dédiée à un saint populaire dans nos régions. Sa protection est en effet sollicitée contre les dangers de la foudre et, par extension, de la grêle qui peut détruire les cultures. Malheureusement rongée par les mousses et autres déjections d'oiseau, cette niche classique (voir notamment les colonnettes aux montants) abritait un buste du saint qui a été volé. De même, la croix en pierre ornée d'un Christ - peut-être elle aussi du XVIlle s. - qui dominait l'ensemble, a également disparu.

PETIT CALVAIRE - XIXe et XXe s.
Rue de la Chapelette. Au point de jonction avec le Grand Chemin, s'élève le calvaire Lefébure, du nom de la famille évoquée précédemment qui, depuis près de deux siècles, exploite la ferme de l'Abbaye. Il semblerait que l'origine de ce calvaire remonte à 1936, époque à laquelle le socle de briques aurait reçu la tablette et le crucifix provenant du Grand Calvaire, ce pour une raison qui n'a pu être élucidée. L'inscription qui court autour de la tablette est la même que celle relevée sur le calvaire précédent. Le Christ a ici aussi disparu! Force est de constater que la valeur spirituelle des objets de dévotion de nos ancêtres est inversement proportionnelle à une autre, marchande celle-là, qui attise la convoitise de gens sans scrupules.

CHAPELLE N.I. - 2e moitié XVIIIe s.
Grand Chemin. Cette chapelle massive à base quadrangulaire balise le carrefour formé avec la rue des Guinées. Sur le socle, constitué de plusieurs blocs de calcaire taillé, l'inscription gravée sur un cartouche écomé est devenue tout à fait illisible. D'assez belle facture, la partie supérieure, creusée d'une niche en plein cintre, est en outre animée aux montants de bossages et terminée par un fronton triangulaire. L'arrière de l'édicule est appareillé en moellons de calcaire. Une croix "fleur de lys" en fer, piquée sur une sphère, domine le tout.

Suivre le Grand Chemin (ancienne Chaussée Brunehault qui mène à Chaussée-Notre-Dame-Louvignies) et prendre le premier chemin à droite, celui de Saint-Nicolas, qui longe la propriété du Home pour personnes âgées, la maison Marie Immaculée.
CHAPELLE SAINT-NICOLAS - 2e moitié XVIlle s.

Route de Montignies. Encadrée par deux marronniers, une des essences que l'on rencontre assez souvent aux abords des chapelles, cet édicule est construit tout en blocs de pierre bleue taillée, un peu plus largement dans la partie inférieure. Au-dessus d'une mince tablette frontale, une niche cintrée protège derrière sa grille en fer une représentation du saint désigné par l'inscription sus-jacente.