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Situation Ce village est à 4,5 km à l'est de Soignies et 5km du Roeulx. Origine du nom Naast Les plus anciennes formes du nom de ce village sont Nasta (1119) et Naast en 1225. On peut le rapprocher du nom primitif donné à la Senne qui prend sa source dans le village, à proximité du point culminant de l'entité sonégienne, près du bois de Dottignies, à la limite du Roeulx. Ce nom est encore conservé pour un ruisseau du village: la Quenaste (nom également d'un village que la Senne traverse dès son entrée en Brabant). Les explications de ce nom sont diverses: pour certains il viendrait du germanique "knasque" qui veut dire mou, donc terre humide ou marécageuse (M. Carmoy 1949) Pour d'autres notamment M Chotin, ce nom viendrait du franc Nast qui signifie forge au fonderie ou viendrait d'un mot germanique signifiant "le plus près".
Histoire De toutes les localités de l'entité, Naast est sans doute celle où la présence romaine paraît avoir été la plus forte. On y a découvert des urnes funéraires, des tuiles et des monnaies d'Adrien à Constance Chlore, sur le site de l'ancien bois de Naast. Au Moyen-Age la seigneurie de Naast était très importante. Elle passa au comte de Hainaut en 1339 de même que l'Hôtel de Naast à Mons. Elle fut ensuite la propriété de la puissante famille d'Arenberg à partir de 1641. A l'origine, Naast était un pays de sources, de fontaines, d'étangs et de grands bois jusqu'au déboisement. Outre la seigneurie principale, il y avait à Naast: la seigneurie d'Ottignies, la seigneurie de Maurage et la seigneurie de la Court au Bois. Le village était autrefois le siège d'une industrie florissante de scierie. On y trouvait aussi des carrières de grès, des fabriques de lames de scies pour les carrières, de pannes, vinaigrerie et caisserie.
Curiosités L'église Saint-Martin est une construction de la fin du XVIIIe siècle qui allie la pierre bleue et la brique. Cette église abrite un riche mobilier dont un autel monumental à gradins en chêne d'inspiration baroque et de nombreuses statues de saints.
L'édifice se caractérise par une grande unité de conception. Un agrandissement opéré au lendemain de la guerre 14-18 consistant à prolonger les deux nefs latérales de part et d'autre du choeur fut mené avec un tel souci d'intégration qu'il passe presque inaperçu.
Dans le cadre de cette architecture simple et bien proportionnée, dans la lumière tamisée des vitraux modernes très colorés, posés en 1965 et dus à l'artiste montois Zéphyr Busine, c'est un véritable musée que l'on peut visiter: il faut voir la statue en bois de sainte Annuelle, oeuvre de la fin du XVe influencée par la sculpture brabançonne, très à l'honneur à ce moment. De même pour celle de sainte Catherine. Ces deux oeuvres sont remarquables par la finesse des traits, le déhanchement très élégant des personnages et la profondeur dans l'expression des physionomies. Des mêmes période et inspiration, la statue de saint Eloi et un groupe en chêne sculpté de sainte Anne et de la Vierge, de style archaïsant; une statue de Notre Dame du Mont Carmel du XVIe siècle. Le très beau calvaire gothique qui décore le baptistère est lui aussi des environ de 1500. On admirera plus particulièrement les attitudes expressives de la Vierge et de saint Jean. Un musée d'art religieux est installé au fond de l'église, on peut y voir notamment un ostensoir en argent et un calice du même métal qui datent du XVIIe siècle.
On laisse au visiteur la soin de découvrir, nantie de sa tour et tenant un livre ouvert à la main, une statue de sainte barbe en pierre blanche de la première moitié du XVe, de même que dans la niche de l'autel latéral, côté évangile, une Vierge à l'enfant en chêne sculpté de la même période.
Du XVIIe siècle, on conserve un saint Jean-Baptiste d'allure archaïque, un groupe folklorique de saint Roch au sommet de l'autel latéral sud et une piéta dite Notre-Dame-aux-Epines.
Le trésor de l'église se signale aussi par son importance et sa richesse: un calice en argent massif, oeuvre montoise du XVIIIe; un ciboire en argent et au décor de feuillages stylisés; un autre ciboire en argent massif du XVIe qui annonce déjà le baroque; un ostensoir soleil réalisé à Mons au XVIIequi témoigne de la dextérité des orfèvres cette la ville; un reliquaire-monstrance en argent qui contient une relique de la Sainte-Croix.
A proximité de l'église, le presbytère a été édifié à la fin du XVIIe par l'abbaye de Saint-Denis en Broqueroie. Derrière l'église, l'ancienne habitation du clerc est du XVIIe. On y remarquera particulièrement les frises en briques sous la corniche. Il s'agit là d'un usage assez répandu dans l'art de bâtir en milieu rural dans notre région.
Le château de Behault (dénommé "Château de Naast" jusqu' à la fin du XIXe siècle) est la vaste demeure qu'un gentilhomme montois, Charles-Ignace de Behault, fit construire au XVIIIe siècle, précisément en 1797, dans un authentique style Directoire Régional.
Paysage Nous nous trouvons ici dans un milieu de végétation aquatique très riche où l'on trouve les sources de la Senne et de nombreux ruisseaux : Quenast, Prés Mercq, Grands Viviers, Faurieu. Le territoire apparaît comme une large plaine d'une altitude de 100 à 110 mètres, relevé vers le sud où il atteint 140 mètres.
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