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De l'église, descendre vers la place du leu de Balle. Au fond de celle-ci, emprunter la petite rue à gauche qui monte vers le cimetière, la rue Samme, par laquelle on se retrouve d'emblée hors de l'agglomération.

CHAPELLE NOTRE-DAME - XXe s.
Rue Samme. Montée sur le muret clôturant le jardin de la maison n° 1, cette petite chapelle en briques relève d'un art tout à fait populaire. Elle retient l'attention par sa forme fantaisiste évoquant une tente. L'ouverture, triangulaire elle aussi, est bordée d'une décoration en fer forgé. L'intérieur est habité par une statue en plâtre peint représentant la Vierge et l'enfant Jésus qui tend les bras devant lui.

NICHE ABRITANT UN SAINT ANTOINE - XVIIe s. (?)
Rue Samme. Dans la ferme à droite après le cimetière, subsiste un beau logis du XVIIe s. Au milieu de la façade blanchie à soubassement saillant et biseauté, la porte d'entrée, précédée d'un petit perron, est surmontée d'une jolie niche cintrée en calcaire, à montants traités en pilastres. Posée à cru sur une tablette moulurée, celle-ci est couronnée d'un dôme et accostée d'ailerons chantournés à volutes. Elle loge une statuette polychrome représentant Saint-Antoine de Padoue. Vêtu de la robe franciscaine, il porte un enfant dans les bras. Le milieu populaire en a fait un de ses saints de prédilection. On l'invoque pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé et finalement pour exaucer n'importe quel voeu.

A l'aboutissement de la rue Samme, se trouve le chemin du Croiseau, où il y a lieu de tourner à gauche. Observer ait passage la niche encastrée dans le garage de la première maison à gauche, qui témoigne de la persistance de cette pratique dans les petits villages.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE TONGRES - 1ère moitié XXe s.
Chemin du Croiseau. Devant un jardin, entre les maisons n° 5 et 7, ce petit édicule superpose une niche cintrée en calcaire terminée en bâtière et un piédestal en briques. Celui-ci est, comme de nombreux autres observés dans la région, un simple parallélépipède. La base de la niche est gravée d'une dédicace. La grille en tôle blanchie est ajourée de petits motifs en trèfles. La croix faîtière est faite dans le même matériau.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE HAL - 1913
Chemin du Croiseau. Encadrée par des lilas un peu plus loin à droite, cette chapelle est fort semblable à la précédente. A l'exception de la grille ouvragée en fer forgé, la niche est d'ailleurs identique. L'inscription est elle aussi rédigée de la même manière. On notera que les commanditaires sont de la même famille que ceux de la chapelle précédente. La niche abrite deux statuettes, représentant chacune un des saints auxquels elle est consacrée.

CALVAIRE - XXe siècle
Chemin du Large Pied. A l'angle formé avec le chemin de la Belle-Croix, se dresse un des rares calvaires de l'entité. Dans d'autres régions de Wallonie, qui ne disposent pas d'un matériau de choix comme la pierre bleue pour l'édification des ouvrages de piété, les croix sont beaucoup plus nombreuses, le plus souvent en bois comme dans les Ardennes ou en fonte. Dans ce cas, il s'agit d'un abri en briques couvert de végétation, où est plantée, derrière un grillage, une croix à laquelle est fixé un grand Christ peint en gris, de facture populaire. Il est valorisé par des abords très bien entretenus.

Au carrefour du calvaire, prendre à gauche le chemin à Rocq. Avant de tourner presque tout de suite à droite vers le chemin d'Auverleau, on petit faire un tout petit crochet pour observer la chapelle intégrée dans le mur de clôture de la première ferme rencontrée à gauche dans le chemin à Rocs; sa forme ne manque pas d'élégance, mais elle est malheureusement fort endommagée et réclame à cor et à cri une restauration.

CHAPELLE N.I. - Début XXe s.
Chemin d'Auverleau. Adossée à la façade du n° 22, cette petite chapelle en briques peintes en rouge est de la forme la plus courante dans la région pour les édicules en briques, soit un parallélépipède creusé dans la partie supérieure d'une niche cintrée et terminé en bâtière. Celle-ci est dépourvue de toute décoration, à l'exception de la grille en tôle peinte en noir. La grille a comme fonction première de protéger l'espace sacré où s'abrite généralement l'objet de dévotion, tout en le mettant en valeur. Ici, découpée seulement d'une croix, elle laisse à peine voir l'ultérieur et incite le fidèle (ou le passant) à s'approcher tout près.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE BON SECOURS - début XXe s.
Chemin d'Auverleau. Construit contre la façade du n° 21, dans un jardinet, cet édicule en briques est cintré et ouvert très largement d'une porte de même forme, pourvue d'un encadrement en calcaire à clé trapézoïdale et fermée d'un grillage. A mi-hauteur à l'intérieur, une tablette en pierre bleue porte une statue de la Vierge à l'Enfant, typique de l'art dit Saint-Sulpicien. Son nom provient de la Place de l'église Saint-Sulpice à Paris, où se groupaient de nombreux marchands d'objets de religion et au départ de laquelle s'est étendu un vaste marché, à partir de la seconde moitié du XIXe s, de bibelots et statues religieuses fabriqués en grande série.

Observer, au passage, la modeste incite rectangulaire encastrée dans le mur de la maison n° 47. Au prochain carrefour, il y aura lieu de prendre, à gauche, le chemin du Garde. Un petit crochet petit être fait pour observer une chapelle en briques jaunes dédiée à Notre-Dame de Lourdes, un peu plus loin sur le chemin d'Auverleau.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE LA MISERICORDE - 1704
Chemin du Garde. Cette chapelle toute en calcaire, accompagnée par un lilas et un sapin, est certainement la plus belle du village et en outre une des plus anciennes de toute l'entité. Elle est fort comparable à celle consacrée à N.D. des Affligés de Neufvilles (1722) et il est permis de penser qu'elle lui a servi de modèle. Ici aussi la grande niche en plein cintre est cantonnée de montants coupés d'un bossage central, qui se poursuit latéralement, et rehaussée d'une archivolte à clé et à retours. Le fronton courbe à volutes au-dessus de la corniche droite, est gravé, comme à Neufvilles, du monogramme de la Vierge. Le piédestal quadrangulaire sur base moulurée porte une inscription en façade, à l'intérieur d'un panneau sobrement décoré. Fait plus inhabituel, la face arrière est elle aussi gravée d'une indication fort intéressante. Enfin, un ex-voto de 1949 se lit sur la face gauche.

Poursuivre jusqu'à la rue du Pontin qui permet, en prenant à droite, de rejoindre l'église. Au passage, observer, dans la cour de la petite école qui fait l'angle de la rue, la construction de facture très populaire évoquant la grotte de Notre-Dame-de-Lourdes.