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Histoire du bâtiment Soignies fût l'une des premières villes a posséder une gare, et ce fait constitua un événement très important pour l'époque. La ligne de chemin de fer, qui relie Bruxelles à Mons, est une chance extraordinaire pour les carrières de Soignies. L'expédition par rails est garante de rapidité et de sûreté. Elle permet également de livrer des pièces de plus en plus considérables. Epoque de construction Son inauguration eu lieu le 31 octobre 1841. La gare d'aujourd'hui
ne représente pas les bâtiments originels qui furent construits au même endroit en 1841. Les anciens bâtiments ont été démolis en 1890 et furent remplacés par un monument plus considérable. La gare fut incendiée en 1926 et endommagée au cours des deux guerres mondiales. En 1948, ce bâtiment en est à sa troisième reconstruction. La première gare de Soignies A Soignies, la gare proprement dite était séparée de l'habitation du chef de gare, construite juste à côté. Le gabarit de cette maison de plan carré, à deux niveaux et trois larges travées, domine celui de la station. Celle-ci est composée d'un corps central sans étage (avec en façade deux portes et deux fenêtres serrées) auquel s'ajoutent deux petites ailes en retour, coiffées d'un fronton pignon triangulaire qu'éclaire une baie en demi-lune. Toutes les façades en briques cimentées sont percées d'ouvertures rectangulaires. Le plan en U sur lequel était construite la modeste gare de Soignies de la première époque se retrouvait notamment à Manage mais déployé sur deux niveaux; le style néoclassique en était en outre beaucoup plus affirmé. Les deuxième et troisième gares de Soignies Moins de cinquante ans plus tard, le simple bâtiment utilitaire qu'était la station sonégienne s'avérait déjà trop exigu, inconfortable et de surcroît en fort mauvais état. La nouvelle gare, terminée en 1891, offre un bel exemple du style éclectique "monumental" qui est adopté dans le domaine ferroviaire à cette époque. La volonté d'une ornementation plus recherchée s'exprime avec force dans le jeu de la brique et de la pierre calcaire. L'horizontalité du bâtiment est principalement marquée par le soubassement et les bandeaux de pierre tandis que la verticalité ressort par les jeux de relief dans le parement, accentués par les chaînes d'encoignure qui renforcent la perception des arêtes du volume. Les toitures sont par ailleurs plus amples et plus complexes, originairement plantées de tourelles en surplomb sous toitures en poivrière, de part et d'autre du corps d'entrée. Celles-ci n'ont cependant pas été restituées lors de la reconstruction de la gare sur le modèle primitif quelque peu simplifié à la suit d'un bombardement durant la seconde guerre mondiale. Architectes La gare fut construite par Gédéon Bordiau, originaire de Neufvilles, coauteur de l'aménagement du quartier nord-est de Bruxelles (square Ambiorix, Marguerite, ... ). Large usage de pierre bleue en alternance avec la brique. Lors de la restauration de la gare, on eut le souci de reconstruire le monument sous une forme relativement proche de sa forme de départ mais sans les pittoresques tourelles qui accostaient son corps principal. Le Square Bordet Avec la création de la gare, un nouveau quartier va se développer et le square se dessina peu à peu. Un kiosque fut dressé en 1850. En 1905, fut inauguré le monument du travail: une statue en bronze de Léon Grandmoulin représentant un tailleur de pierre "El Cayoteu". Parmi les arbres à essences diverses, il y a d'autres monuments dont le buste de Jules Bordet, prix Nobel de médecine, né en 1870 dans une maison toute proche. (pour plus d'infos, voir la page consacrée au square ici)
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