|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les fontaines
La Fontaine Saint-Vincent Situation: se trouve à l'embranchement des actuelles rue Léon Hachez et rue du Cul de Sac (au point même de la traversée de la Senne). Le nom même de cette fontaine est significatif. Au 19ème siècle, on considérait que l'eau provenant de cette fontaine (transformée vers 1825 en puits doté d'une pompe monumentale) était la meilleure de la ville. Une tradition existait au 18° siècle qui voulait que des chandelles soient allumées au moment où la procession passait à hauteur de ce très ancien point d'eau. Faut-il voir là le signe d'une participation de cette eau au culte de saint Vincent et un reflet des attentes manifestées à son égard ?
Une légende prétendait en outre que la fontaine était le résultat d'une intervention de saint Vincent lui-même à l'occasion d'une effrayante sécheresse. A ce titre, la fontaine Saint-Vincent était, avec la fontaine Scaffart toute proche, un des très rares points d'eau permanents et naturels situés à l'intérieur de l'agglomération.
A la lumière des légendes qui le concernent, il n'est pas exclu de penser que ce point d'eau ait pu jouer un certain rôle dans le processus de fixation d'une communauté religieuse, d'un lieu de pélérinage et enfin d'une communauté villageoise puis urbaine en ce site bien particulier, dans un méandre de la senne.
Sans être explicitement chapelle et point de prière, la fontaine Saint-Vincent participe au culte rendu à ce dernier. A cet égard, elle mérite d'être classée au rang des monuments dédiés au patron local.
La Fontaine Scaffart Situation : se trouvait à l'embranchement des actuelles rue Léon Hachez et ruelle Scaffart. (Voir plaque commémorative de l'inondation). La fontaine Scaffart était, avec la fontaine Saint-Vincent, un des très rares points d'eau permanents et naturels situés à l'intérieur des remparts de la ville. La Fontaine de la rue de Mons Nouvelle fontaine inaugurée fin 1998 dans le cadre des travaux d'aménagement de la rue de Mons. Dessinée par Hughes Sirault et taillée par Eddy Depretz, cette fontaine est baptisée "gargouilles du monde". Elle exprime symboliquement le thème très actuel de la démocratie: les cinq gargouilles joviales et rondouillardes, identiques dans leurs traits stylisés mais divers dans leur finition, venues des cinq continents, crachent librement de la même manière. Pas dans le même sens et en des endroits différents, pas l'un sur l'autre et dans un pot commun qui les réalimente. Techniquement, elle est un éloge au savoir-faire local de taille manuelle de la pierre. Chaque élément est taillé dans la masse et d'une seule pièce, opération qui demande un important travail de stéréotomie, art trop souvent oublié du dessin et de la modélisation de la pierre. Certaines tailles sont inédites: du clivé sur les surfaces circulaires au ciselé sur une sphère. La plupart des tailles traditionnelles sont représentées: du meulé au bouchardé en passant par l'adouci bleu et la taille en damier. La pierre, si dure soit-elle, se donnant volontiers au tailleur qui sait la carresser.
|
|
|
|
|
|
|
|