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Couvent des Franciscaines

Le couvent des Franciscaines
rue de la Station à Soignies
Situé à l'angle de la rue de la Station et de la rue P.J.Wincqz, ce bâtiment, édifié de 1762 à 1766 se situe à l'emplacement de l'ancien Hôpital Saint-Jacques. Dès le 13° siècle, le béguinage de Soignies s'installa dans ce secteur et en même temps un hôpital pour les pauvres et les pèlerins. Cet hôpital dont se chargeaient les béguines était placé sous le patronage de Saint-Jacques. L'ensemble du bâtiment a été reconstruit au 18° siècle. Ils recèlent des trésors notamment une chapelle renaissance et un cloître remarquable d'authenticité ainsi que de magnifiques boiseries qui ornent bon nombre de salles. Le couvent des franciscaines a servi d'école dès 1961 après le transfert de l'Ecole Professionnelle Ménagère (ex-Ecole Professionnelle pour Jeunes Filles fondée par les Soeurs de la Providence de Gosselies en 1904 à la rue de Braine) reprise par les Franciscaines en 1952. Ce couvent est maintenant un home pour personnes âgées.
Ce vaste couvent abrite encore une communauté de sœurs franciscaines.

C'est aux soeurs franciscaines installées dans ce couvent que l'on doit la fondation en 1879 de l'école primaire de la rue Grégoire Wincqz. Ce bâtiment dont la structure originelle est relativement bien préservée à l'heure actuelle fut la première installation d'intérêt collectif de la "nouvelle" agglomération des carrières.
Cette année 1879 est le point de départ de l'une des phases les plus nettes de développement des carrières de l'Ancien Monde et la naissance du secteur des carrières du Nouveau Monde (à l'ouest de la ville).

A l'origine, la cour de cette école était largement ouverte vers la rue. On édifia entre la cour et la rue une chapelle dédiée à saint Vincent. Plus tard, on construisit de part et d'autre de cette chapelle un mur pour clôturer la cour de récréation.
la chapelle contient une représentation en grand format du groupe traditionnel figurant saint Vincent et ses deux fils Dentelin et Landry.

Collège St-Vincent
chaussée de Braineà Soignies
Le Collège offre au regard du visiteur un ensemble disparate de bâtiments de toutes les formes et de toutes les époques. Du cloître gothique en grosses pierres au hall omnisports moderne en bois collé, en passant par une grande bâtisse cubique... et en longeant tantôt des vestiges centenaires, tantôt de petits pavillons manifestement récents..., le curieux a de quoi s'étonner !

C'est que ce "bon vieux collège" est plus que centenaire et qu'il fut bâti petit à petit, au fur et à mesure des besoins... et des moyens. D'où sa grande diversité de styles.
Le "Collège" fut d'abord installé à la rue d'Enghien (actuelle rue Léon Hachez) ; il y fut fondé par des Pères Oratoriens en 1629 ! Ces bons Pères, en passant par des fortunes diverses, tinrent le Collège jusqu'en 1799. Puis le Collège des Oratoriens devint successivement au cours du XIXe siècle Collège communal, Petit Séminaire et enfin Collège diocésain jusqu'en 1852, année où, repris par la ville de Soignies, il devint une école moyenne laïque : les premiers bâtiments du Collège allaient devenir l'Athénée Royal de Soignies. Mais leur fronton porte encore l'inscription "Collège".

Il fallut attendre 1874 pour que, suite à une pétition des Anciens du Collège des Oratoriens et des prêtres sonégiens, le Collège renaisse sur un autre site : une grande prairie de la chaussée de Braine donnée par Madame Flore du Bois-Joly. Il s'appellerait le Collège Saint-Vincent.

Les constructions durèrent trois ans et furent perturbées par deux violentes tempêtes qui emportèrent charpente et toiture et provoquèrent des dégâts importants. Enfin, en 1877, se termina la construction du bâtiment principal entourant la cour intérieure et des classes provisoires longeant la grande cour. Ces constructions de style néo-gothique étaient réalisées en petit granit et en brique.